Le Ministre des Sports et de l’Éducation physique, le Professeur Narcisse Mouelle Kombi, a récemment présenté son bilan à la tête de son ministère sur les antennes de la chaîne de télévision PRC TV, propriété de la présidence de la République du Cameroun.
Dans ses déclarations, il a mis en avant les réalisations du Cameroun et de ses athlètes dans le domaine sportif lors du dernier septennat :
« Il me tient cependant à cœur de rappeler que nous devons sortir de cette idée de focalisation autour d’une seule discipline. Le président de la République a dit qu’au Cameroun, il n’y a pas de sports majeurs ni de sports mineurs. Et le Cameroun, en tant que terre de floraison et de variété, de pluralité et de diversité des disciplines sportives, compte 56 fédérations civiles sportives nationales sous la tutelle du ministère des Sports. Ces fédérations fonctionnent de manière harmonieuse, ce qui nous permet d’obtenir d’excellents résultats, fournis par des fédérations qui travaillent dans le respect de la tutelle, de la hiérarchie et des normes et standards nationaux. Je voudrais préciser, à titre d’exemple, qu’au cours du septennat qui s’achève, le Cameroun a pu glaner, à date, près de 3000 médailles, dont 1177 en or, près de 900 en argent et 900 en bronze, et ce, dans près de 650 compétitions internationales financées par l’État via le budget du MINSEP. Nous avons également organisé plus de 100 compétitions sportives internationales au Cameroun et avons participé à plus de 540 compétitions sportives organisées à l’étranger » a t-il déclaré.
Cependant, ce bilan est loin de refléter la réalité sur le terrain. Les fédérations sportives sont confrontées à de nombreuses difficultés et sont souvent perturbées. La Fédération camerounaise de Rugby a récemment reçu une mise en demeure de Rugby Afrique, tandis que la Fédération Camerounaise de Football est minée par des problèmes interminables avec le MINSEP. La Fédération Camerounaise de volley-ball connaît même un bicéphalisme total avec deux présidents. La fédération de boxe et plusieurs autres disciplines sportives sont également en difficulté et sont même en agonie pour d’autres.
Il est clair que le bilan présenté par le ministre des Sports est loin de la réalité. Les fédérations sont confrontées à de nombreux défis et ont besoin d’un soutien réel pour pouvoir fonctionner correctement. Il est temps de prendre des mesures concrètes pour résoudre ces problèmes et permettre aux fédérations sportives de fonctionner de manière efficace et en toute autonomie, sans intrusion dans la gestion administrative et technique de celles-ci. Il est donc temps de mettre sur pied une véritable politique sportive pour permettre au Cameroun d’exploiter son potentiel sportif.