Le Ministère des Sports et de l’Éducation Physique (MINSEP) a soumis un projet de budget de 33 milliards 270 millions FCFA pour 2026 à l’Assemblée Nationale. Le ministre, Pr. Narcisse Mouelle Kombi, annonce des priorités comme la reprise des travaux du stade d’Olembe, la construction de stades communaux, de sièges régionaux et départementaux, et deux hippodromes à Maroua et Garoua. Un budget spécial est aussi prévu pour l’ONIES afin de relancer Olembe dès l’année prochaine.
Mais des ombres planent sur ce tableau. Aucun bilan officiel du budget précédent n’a été communiqué, notamment pour le complexe d’Olembe, à l’arrêt depuis deux ans. Des litiges opposent l’État à l’entreprise canadienne MAGIL, qui réclame 16 milliards FCFA pour factures impayées, tandis que le gouvernement l’accuse d’avoir perçu 42 milliards FCFA. Le coût initial de 163 milliards FCFA pourrait dépasser 500 milliards.
Par ailleurs, plusieurs fédérations sportives font entendre leur grogne. Elles se sentent lésées par une répartition jugée inégale des ressources, avec un focus marqué sur le football. La situation financière précaire de certaines fédérations, qui peinent à générer des revenus, n’a pas été évoquée, suscitant des inquiétudes quant à l’équité et à l’avenir des disciplines moins médiatisées.
En somme, le budget 2026 du MINSEP affiche des ambitions pour le sport camerounais, avec un focus sur la relance du stade d’Olembe et le développement des infrastructures locales. Toutefois, l’absence de bilan du précédent budget et les inquiétudes des fédérations non-football soulèvent des questions cruciales sur l’équité et la transparence dans la gestion des ressources sportives. Le chemin vers un sport camerounais plus inclusif et performant sera à suivre de près.