Les élections à la présidence de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) sont prévues pour le 29 novembre 2025, mais le climat est loin d’être serein. En toile de fond, un bras de fer entre le ministère des Sports et Samuel Eto’o, l’actuel président de la FECAFOOT, candidat à sa propre succession. Le ministère a déjà semé le doute en affirmant que l’élection n’aurait pas lieu, alimentant les tensions et les incertitudes autour de ce scrutin.
Dans ce contexte électrique, des voix s’élèvent pour contester la candidature de Samuel Eto’o. Guibaï Gatama, ancien membre du comité exécutif de la FECAFOOT, a récemment saisi la Commission de Recours de la fédération pour demander l’invalidation de la candidature de l’ancien capitaine des Lions Indomptables. Les motifs invoqués par Gatama sont « strictement éthiques et statutaires », pointant spécifiquement la condamnation pénale de Samuel Eto’o en Espagne pour fraude fiscale.
Cependant, la Commission de Recours a rendu sa décision, jugeant le recours de Guibaï Gatama IRRECEVABLE. Cette décision permet à Samuel Eto’o de rester en lice pour l’élection du 29 novembre, sauf nouveau développement juridique. Le débat autour de la légitimité de la candidature de l’emblématique footballeur continue néanmoins d’agiter les acteurs du football camerounais, entre partisans d’un renouvellement et défenseurs du leadership actuel.
Le conflit entre le ministère des Sports et la FECAFOOT, couplé à ces contestations internes, jette une ombre sur la tenue même de l’élection alors que les émissaires de la FIFA et de la CAF sont attendus pour la supervision du scrutin. De leur côté, les observateurs attendent des clarifications afin d’être rassurés mais une chose est sûre : le football camerounais est à un tournant important de son histoire. La suite des événements pourrait bien définir l’avenir de la gouvernance du sport roi au Cameroun.

