Samuel Eto’o a été réélu président de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) ce samedi 29 novembre 2025, à Mbankomo, avec 85 voix sur 87, étant le seul candidat en lice. Cette victoire triomphale intervient cependant dans un contexte marqué par des tensions institutionnelles vives avec le ministère des Sports, dirigé par le Pr Narcisse Mouelle Kombi.
En effet, le ministre avait tenté d’empêcher la tenue de cette assemblée générale élective, invoquant des irrégularités et un non-respect des textes de 2021. Plus loin, le Minsep a même demandé au ministère de l’Administration Territoriale d’annuler le récépissé de déclaration de manifestation, mais cette requête n’a pas abouti. Le MINAT a au contraire envoyé des représentants, dont le directeur des affaires juridiques et la sous-préfète de Mbankomo, pour valider le scrutin. La présence des représentants de la CAF et de la FIFA a également renforcé la légitimité de l’élection. Ce qui est donc considéré comme une humiliation pour le ministère des sports.
Une situation qui a fait réagir Henry Njalla Quan, ancien vice-président de la FECAFOOT, qui a conseillé au ministre des Sports de déposer sa démission, jugeant cette humiliation trop grande :
« Dans une société normale, le Pr Mouelle Kombi aurait déjà démissionné ! L’humiliation est trop grande » a t-il écrit sur sa page Facebook.
Le bras de fer entre le MINSEP et la FECAFOOT prend une nouvelle tournure avec la réélection de Samuel Eto’o, mais le soutien du MINAT et des instances internationales (CAF, FIFA) à l’assemblée générale élective renforce la position du président de la fédération. Le véritable enjeu désormais est de savoir si ces deux entités clés du sport camerounais réussiront à dépasser leurs divergences pour travailler en harmonie. Les prochains mois seront déterminants pour l’avenir des Lions Indomptables et pour la relance du football national. Un dialogue apaisé sera-t-il possible ? Le challenge est lancé.