La Commission de Recours de la FECAFOOT a rendu son verdict dans l’affaire du match avorté entre Mintack FC et Kumba City FC. Le match, interrompu à Mbankomo en raison d’incidents impliquant les supporters, les dirigeants et les joueurs de Mintack FC, est définitivement perdu pour ce dernier et les trois points ont été accordés à l’équipe du Sud-Ouest.
Initialement, la Commission d’Homologation et de Discipline de la FECAFOOT avait décidé de reprogrammer le match avec de nouveaux officiels et de le jouer à huis clos. Mais après le recours de Kumba City FC, la Commission de Recours a finalement décidé d’attribuer les trois points de la victoire à Kumba City FC.
Cette décision est assortie de sanctions sévères pour Mintack FC, avec la suspension de 8 de ses joueurs pour un an de toute compétition. Les joueurs concernés sont :
- WILFRIED FRANCKY
- GWET MAEL
- EMMANUEL PIERRE
- JUNIOR STEPHANE
- DERICK ULRICH
- MARCEL ONOBIONO
- WILFRIED DIALLO
- CHRISTIAN NDOUMBE
- BARNABE FRANGELE
- BANGOURA ISMAEL
Cependant, certains estiment que cette sanction est insuffisante au regard de la gravité des incidents commis par les joueurs de Mintack FC. En effet, des équipes comme Tiko United, Lausanne Sport de Yaoundé ou Stade de Bertoua ont connu des sanctions plus sévères pour des fautes moins graves. Ces équipes avaient été déclarées forfait général, et leurs présidents suspendus de toute activité liée au football pour 5 ans minimum.
Dans ce contexte, la décision de la Commission de Recours de la FECAFOOT laisse planer l’ombre de l’impunité et du deux poids deux mesures. Il est donc légitime de se demander si cette sanction est suffisamment dissuasive pour prévenir de futurs incidents. Une réflexion plus approfondie sur les sanctions et les mesures à prendre pour prévenir les violences dans le football camerounais s’impose. Tout compte fait, Kumba City FC, a validé son billet pour les demi-finales des interpoules 2025.

