L’Aigle Royal de la Menoua est à l’arrêt. Les joueurs du club ont décidé d’entamer un mouvement de grève jusqu’à nouvel ordre, paralysant toutes les activités de l’équipe. La raison : quatre mois d’arriérés de salaire et deux primes de matchs gagnés. Depuis le début de la saison, seul le mois de janvier aurait été payé, une situation que le groupe ne supporte plus.
Dans un communiqué, les joueurs réclament le règlement immédiat de leurs dus. « Nous, joueurs de l’Aigle Royal de la Menoua, avons décidé à compter de cette date de cesser toute activité de l’équipe si nos réclamations ne sont pas prises en compte. Nous réclamons : quatre mois d’impayés de salaire. Nous n’avons reçu qu’un seul salaire depuis le début de la saison », ont-ils fait savoir. Le message est clair : pas de reprise des entraînements ni de matchs tant que les salaires ne sont pas versés.
Cette grève intervient dans un contexte déjà tendu pour le championnat. L’Aigle Royal, club historique de la Menoua, voit son fonctionnement bloqué alors qu’il vient d’assurer son maintien en MTN Elite One pour la saison prochaine. L’absence d’entraînements risque de peser lourd sur la forme physique du groupe et sur le calendrier des rencontres à venir. Le club perd en crédibilité alors que l’Elite One exige rigueur et professionnalisme.
Au-delà du cas de Dschang, ce mouvement relance le débat sur les conditions des footballeurs au Cameroun. Les impayés restent un fléau récurrent dans plusieurs formations de l’élite. Pour l’Aigle Royal, l’urgence est désormais financière. Les dirigeants ont une décision à prendre : répondre aux joueurs pour sauver la saison, ou voir le club couler à cause d’un conflit salarial alors que le championnat tire à sa fin.
