Prosper Nkou Mvondo : « je n’approuve pas ce qui vient de se passer »

0
212
Pr Nkou Mvondo
Pdt Ngaoundéré FC

Le président de Ngaoundéré FC, Prosper Nkou Mvondo, a pris part à la session de l’assemblée générale de la fédération camerounaise de football qui s’est tenue samedi 07 août 2021 à Yaoundé. A la fin des travaux qui ont débouché sur les adoptions des statuts-types des ligues décentralisées et spécialisées et surtout sur l’élection des membres de la commission électorale de la fédération, il nous a donné ses impressions.

Est-ce que vous avez l’impression qu’il y a eu une avancée durant les travaux de cette session de l’Assemblée générale extraordinaire, pour finalement bien renouveler les exécutifs dans les ligues départementales, régionales et au niveau fédérale ?

Pour ceux qui ont initié cette opération qui consiste en l’adoption des textes et bien évidemment en le lancement du processus électoral, je pense qu’à regarder leur visage, tout semble bien se passer. Mais je vous dirai que les choses ne se passent pas comme je l’espérais, c’est-à-dire qu’aller en profondeur pour résoudre le problème du football camerounais qui se pose  sur le plan juridique. Il me semble que toutes les données n’ont pas été prises en considération et que les initiateurs de cette activité veulent aller très vite bien évidemment en préservant uniquement leur intérêt. Je veux dire ici les intérêts électoralistes alors qu’il s’agit, pour nous qui aimons le football d’aller en profondeur, pour qu’on sorte définitivement de ce bourbier dans lequel on s’est enfoncés depuis 2008. Et pour certains, on peut penser que cette crise existe depuis fort longtemps. Il est quand-même grand temps que nous pensions qu’il faut mettre fin à ce conflit parce qu’il y en a effectivement. Faut-il vous dire qu’au moment que nous sommes en train de statuer, il y en a qui sont en embuscade et qui n’attendent que la moindre virgule pour attaquer. Je ne serai pas peut-être le premier à le faire bien que je n’approuve pas ce qui vient de se passer, ce qui se passe depuis la dernière assemblée générale mais j’en appelle aux uns et aux autres à la conciliation, j’en appelle au débat, j’en appelle même à la négociation pour qu’on sorte définitivement de la crise.

Lors de la dernière assemblée générale, vous avez fait des observations par rapport au quorum de cette AG. Est-ce que cette fois, ces observations ont été prises en compte ?

Malheureusement non. Nous sommes avec le même quorum que j’ai décrié et plus encore, je suis très gêné parce que nous avons eu un débat la dernière fois sur l’article 73 des statuts adoptés. Et le rapport qui nous a été fait à partir du procès-verbal de la dernière assemblée a montré des irrégularités, des incorrections, des choses en contradiction avec  ce que j’avais soulevées comme problème. Mais pour dire les choses simplement, c’est que personnellement, je m’érige contre le fait que nous ayons du mépris pour les institutions nationales notamment la chambre de conciliation et d’arbitrage du comité nationale olympique. Notamment dans son volet arbitrage qu’on semble délaisser ici  et ça été malheureusement approuvé au profit du tribunal arbitral du sport. Pour dire les choses simplement : si un acteur de football licencié, le plus petit athlète, a un problème avec la FECAFOOT parce qu’on aura violé ses droits, il lui faudra débourser 15 millions pour se plaindre, cela veut simplement dire que tout ce qui sera décidé en violation de la loi contre les intérêts du plus petit athlète ce sera chose acquise, il ne pourra pas se plaindre parce que vous convenez avec moi que dans un pays où le SMIC est de 36 000 FCFA, il n’est pas donné à toute personne de saisir le TAS. De toutes les façons, moi je veux dire que sur cette question la bataille va se poursuivre au moins sur ce plan-là, parce que ce sera un blocage pour notre mouvement sportif si jamais il faut à tout prix payer 15 millions de FCFA pour aller au TAS parce qu’on a un petit problème de droit.

Professeur, un commentaire sur l’absence du secrétaire général Benjamin Banlock…

Je n’ai pas fait attention. Je ne viens pas à l’AG pour chercher où est le secrétaire général. Je viens débattre avec les autres membres de l’assemblée générale. Je ne l’ai pas recruté, je ne sais pas. C’est vous qui me donnez d’ailleurs l’information, je n’en sais rien.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici