Fécafoot : une session ordinaire du Comité exécutif pour fixer le cap

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L’ère Samuel Eto’o à la Fecafoot a débuté par une première session ordinaire du Comité exécutif à Kribi, ce mercredi 22 décembre. C’est par visioconférence que le nouveau président de la Fécafoot a participé aux travaux. C’est la première vice-présidente Céline Eko qui a présidé cette réunion.

Samuel Eto’o a le don d’ubiquité. Il était hier mercredi 22 décembre à la fois à Bamako au Mali en compagnie du président de la Caf Patrice Motsepe et à Kribi, par visioconférence, pour participer aux assisses de la première session du Comité exécutif de la Fecafoot, élu le 11 décembre dernier.

En effet, Samuel Eto’o a choisi de suivre jusqu’au bout le dossier de la Can 2021 qui sera, une fois de plus, en débat ce jeudi au Caire, lors d’une réunion du Comité exécutif de la Caf. A cette occasion, une décision définitive sera prise. Le vice-président du Cocan veut se rassurer qu’un mauvais jeu ne va pas se faire là-bas contre son pays malgré le discours rassurant du président de la CAF pendant son séjour à Yaoundé.   

Nous vous livrons l’intégralité du discours prononcé par Samuel Eto’o…

« Mesdames et Messieurs les membres du Comité Exécutif de la Fédération Camerounaise de Football… Le moment est suffisamment historique pour que nous ne mesurions pas le privilège que nous avons d’être ici aujourd’hui et dans cette salle. Au-delà des civilités habituelles qui nous obligent à savourer le moment et à le célébrer, je voudrais vous dire tout de suite, que nous sommes les médecins urgentistes du Football.

Nous n’avons ni le temps pour donner de l’espoir de vie à ce grand malade plongé depuis quelques temps dans le coma, ni la possibilité de nous tromper de diagnostic. Nous devons tout de suite et sans attendre enfiler les blouses, et trouver le bon diagnostic qui garantisse, à défaut d’une thérapie immédiate, une guérison certaine. En tant que le médecin chef, je n’ai pas la prétention de détenir l’antidote. Je souhaite que l’expérience et la volonté de chacun, soient au service de tous.

Et c’est de là que sortira le médicament rare, que notre laboratoire de bonne volonté, de sacerdoce, de solidarité et d’amour pour le football utilisera pour la guérison totale. Nous avons donc rendez-vous avec l’histoire. Pour égaler ce que nos illustres prédécesseurs, à l’aube de la naissance de cette Fédération ont établi, je pense à Ngankou Amos le précurseur, au Sultan Ibrahim Mbombo Njoya de regretté mémoire le Bâtisseur, à Issa Hayatou l’autre infatigable Bâtisseur et j’en passe.

Nous avons le devoir disais-je, d’égaler ce qu’ils ont fait, et de laisser à la postérité, ce qui lui servira pour s’en enorgueillir. Notre objectif ici, n’est donc pas de travailler à se maintenir ici éternellement, mais à bâtir ce qui nous rendra éternel dans l’esprit de tous. Je souhaite que chacun en fasse une devise et un crédo.  Nous ne pouvons pas prétendre gérer le football, sans faire de ses valeurs, notre religion.

 Parmi les valeurs cardinales au football, il y a en première ligne, l’esprit d’équipe. Cet esprit qui oblige le défenseur à se battre pour que le ballon perdu par l’attaquant ne se transforme pas en un but que son équipe encaisse. Cet esprit qui fait que lorsque l’attaquant marque, c’est toute l’équipe qui jubile, pour contaminer la même joie au public. Ne soyons pas juste un regroupement de joueurs, qui lorsque son équipe perd, pense à son prochain transfert dans l’équipe d’en face, au lieu de se battre pour la victoire.

Ces valeurs du football que nous avons le devoir de porter, intègrent aussi et surtout, le fair-play. Lorsqu’un match est terminé, on salue humblement l’adversaire, on ne chambre pas les supporters, on pense au prochain match. Et notre prochain match, c’est de redonner au football camerounais toute sa grandeur, c’est de ramener de la joie dans les cœurs des supporters, c’est de reprendre notre place parmi les grandes nations dans le monde. Nous devons gagner ce match. Et pour le gagner, nous devons nous préparer intensément.

Nos rencontres ne doivent donc pas être simplement des moments favoris pour grappiller quelques subsides sur le dos des jeunes footballeurs. Nos rencontres ne doivent pas être des formalités de représentation, mais des moments intenses de réflexion, de remise en question, de prospection. Nous devons avoir l’humilité d’écouter les autres, même ceux qu’on considérait comme nos adversaires.

C’est cela qui nous rendra forts et invincibles. Bâtissons le football à la hauteur de ce que nous aimons voir chez les autres devant nos petits écrans. Je ne dirai pas comme Martin Luther King « I have a dream « … Je voudrais qu’au soir de notre mandat, chaque Camerounais s’écrie : « The dream has come true ». Je vous remercie »

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